Veuillez, ma Révérende Mère, avec toute votre communauté, m'aider à remercier celle qui a été pour moi ce que l'ange Raphaël a été au jeune Tobie, et croyez à mes sentiments à jamais dévoués en Nôtre-Seigneur.

Sr M., née C. de V.,
Sr X., Prieure.

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29.

Carmel de X., janvier 1909.

Une de nos Sœurs souffrait depuis dix ans de peines morales qui la torturaient et lui faisaient délaisser la sainte communion des semaines entières. Elle fit plusieurs neuvaines à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus qu'elle aime beaucoup. Il y a trois semaines, un soir, pendant l'oraison de 5 h., s'y étant rendue encore plus bouleversée que jamais et tout à fait découragée, elle redoubla de ferveur et de supplication auprès de Thérèse, priant devant son image et baisant sa sainte relique.

Tout à coup, en un clin d'œil, dit-elle, son cœur se trouva rempli de paix et de consolation, avec l'assurance, comme le sentiment intime, que la «Petite Thérèse» avait passé près d'elle et lui avait ôté comme un lourd vêtement. Elle ne pouvait même plus se rappeler ce qui avait tant de fois tourmenté sa pauvre âme! «Alors, dit-elle encore, j'aurais voulu pouvoir communier deux fois au lieu d'une!» Elle est toute changée depuis ce jour de grâces, et son visage, autrefois si triste, ne reflète plus qu'une joie profonde.

C'est en reconnaissance de cette inestimable faveur que notre Révérende Mère vous envoie une offrande pour la béatification tant désirée.

Sr G.

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