Cette petite image est toujours dans la case, elle fait l'admiration de tous ces pauvres païens.
V
Il y a quelques mois, une pauvre mère nous amenait son petit enfant couvert de plaies; pas une place sur tout ce petit corps qui fût intacte. Comme toujours, ma première question fut de demander si l'enfant était baptisé. A la réponse négative de ses parents, j'appelai une de nos sœurs, nouvellement arrivée de France et qui brûlait du désir de faire un baptême. Après avoir conduit les parents de l'enfant dans notre chapelle et les avoir fait prier, la sœur toute tremblante d'émotion fit couler l'eau sur la tête de ce pauvre petit dont la seule vue et l'odeur nauséabonde, s'échappant des plaies, soulevaient le cœur. Elle donna ensuite une image de Thérèse aux parents de l'enfant en leur disant: «Priez bien la petite sœur qui est là sur cette (sary) image. Elle seule peut guérir votre enfant, ou, si ce n'est pas la volonté de Dieu, elle viendra le chercher pour le mettre au ciel.» Ils partirent; nous ne pensions plus du tout à cet enfant, lorsque, une quinzaine de jours après, la jeune sœur m'appela: «Venez vite voir mon petit Paul, me dit-elle, il est tout à fait guéri, il n'a plus une seule plaie»; et la jeune sœur était vivement émue.
«Qui a guéri ton fils?» demandai-je à la mère du petit. Et soulevant les pauvres haillons qui couvraient le corps de son enfant, la femme me montra une image de Thérèse, pliée dans un petit chiffon, et attachée à son cou: «Depuis que l'image est là, me dit-elle, les plaies ont séché presque subitement.»
VI
Une de nos chrétiennes, atteinte de la tuberculose, après s'être fait soigner à l'hôpital, fut congédiée par le docteur qui avait perdu tout espoir de guérison pour sa malade. En s'en allant dans son pays (Andraraty, 8 kilom. d'Ambatolampy), elle entra au couvent pour me demander des prières. Je lui donnai une image de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus en lui disant de solliciter sa guérison auprès de cette religieuse dont elle emportait le portrait.
Le dimanche suivant, à la réunion des chrétiens d'Andraraty, je fus bien étonnée d'y trouver la pauvre femme toute transformée. Son visage était plein de santé.
«Qui t'a guérie? lui dis-je.—Mais, c'est l'image que vous m'avez donnée!»
Toute sa famille est dans l'admiration et croit fermement à l'efficacité de la prière.
VII