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Barcelone, Espagne, 14 octobre 1909.

J'étais atteinte depuis douze ans de douleurs à la jambe gauche. Pendant 18 mois, elles furent intolérables, malgré les soins que l'on me prodiguait. Notre Révérende Mère Supérieure me fit conduire alors chez un spécialiste. A la vue de ma jambe qui se desséchait, celui-ci déclara la gravité du mal, ordonna du repos et dit qu'il fallait craindre une paralysie.

J'en étais là, quand une religieuse de notre communauté me prêta une relique de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, m'engageant à la prier avec une confiance absolue. Je lui fis alors une neuvaine et cessai tout traitement, n'attendant de secours que de notre chère sainte. Les sept premiers jours les douleurs augmentèrent; j'étais tentée de me décourager, mais une voix intérieure que je ne saurais rendre me disait: «Tu guériras».

Le huitième jour je me sentis grandement soulagée, mais ma guérison n'était pas encore complète; alors je fis une seconde neuvaine, et la chère petite sainte me prit en pitié.

Depuis un an, non seulement je n'ai donné aucun soin à ma jambe; mais je remplis une charge qui me force à marcher ou à me tenir debout la plus grande partie de la journée, sans prendre jamais une heure de repos. Quelle reconnaissance je garde à Sr Thérèse pour une guérison si inespérée!

Sr J. D.

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