Presque toutes les fois, elle s'est fait voir vers l'aurore, en quelque moment de prière particulière. Son visage est très beau, brillant; ses vêtements luisent d'une lumière comme d'argent transparent, ses paroles ont une mélodie d'ange. Elle me révèle ses grandes et occultes souffrances supportées héroïquement sur cette terre... Ma petite Thérèse a beaucoup, beaucoup souffert!!!
Que dois-je vous dire de plus? Qu'il vous suffise de savoir, ma chère Mère, que nous sentons autour de nous l'esprit de votre angélique enfant. Toutes les sœurs affirment, avec franche et tendre vénération, que, outre les grâces temporelles accordées à la communauté, chacune a reçu des grâces intimes et très grandes.
Suor M. Carmela del Cuore Gesu,
r. c. i.
prieure.
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79.
S. (Meuse), 1er avril 1910.
Une de nos deux religieuses de la Doctrine chrétienne, Sr A., souffrait depuis longtemps d'un mal intérieur (tumeur) qui ne pouvait guérir sans une opération chirurgicale fort dangereuse. Après bien des soins inutiles et un repos prolongé, le mal ne cessait d'empirer, au point que le moment arriva où elle fut envoyée à Nancy pour y subir l'opération. Elle fut mise en observation pendant huit jours, au bout desquels devait être tentée l'opération.
Durant ce temps, une neuvaine fut commencée à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, avec promesse de répandre son culte par une distribution d'images si l'opération réussissait.
Or, le moment d'opérer étant arrivé, le docteur constata que le mal avait disparu; il ne restait plus qu'un peu de sensibilité à la place où avait été la tumeur.
Abbé F. N.