Tous mes malades auxquels j'ai pu donner son portrait ont éprouvé de sa présence un bien-être évident que je constate avec reconnaissance.
Sr St-P.,
religieuse garde-malade.
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99.
N., Belgique, 30 août 1910.
Je soussigné, F. F., avocat, me fais un devoir d'attester l'exactitude des faits suivants:
Je souffrais depuis plusieurs années d'eczéma étendu et permanent à la partie inférieure des jambes, depuis la cheville jusqu'au genou. Fréquemment il se produisait des poussées inflammatoires douloureuses, quelquefois des abcès ou furoncles. Cette affection cutanée ne paraissait guère laisser d'espoir de guérison, et le traitement consistait uniquement dans l'emploi de simples palliatifs: enveloppements humides, compresses, poudres adoucissantes telles que talc ou autres du même genre.
Aucune amélioration ne se produisait, lorsque, dans mon entourage, on eut la pieuse pensée de recourir à l'intercession de la petite Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, envers qui ma femme et ma fille professaient une dévotion particulière.
Aux bandages qui entouraient la partie malade, on attacha une relique provenant d'objets ayant appartenu à cette sainte religieuse, et des neuvaines de prières eurent lieu pour obtenir ma guérison.
Bientôt l'inflammation disparut avec les rougeurs, rugosités, pustules et tous les phénomènes douloureux ou pénibles par lesquels le mal n'avait cessé de s'accuser depuis des années. La peau a repris complètement son aspect normal, et il ne reste aucune trace, soit externe, soit interne, des désordres passés. Il en est ainsi depuis un an environ et, à en juger par les apparences, il n'y a, semble-t-il, aucune raison de supposer que la guérison, qui est complète, n'ait pas le caractère d'une guérison durable et définitive.