Note 109:[ (retour) ] Ou Maïs.
Note 110:[ (retour) ] Planche [XLIII].
31/35Ils ont aussy d'une autre racine qu'ils nomment cassave, dont ils se servent pour faire du pain, mais sy quelqu'un en mangeoit de cru, il mourroit[111].
Note 111:[ (retour) ] Planche [XLIV]—Voir, ci-dessus, p. 15.—«Pour faire la Cassave, qui est le pain ordinaire du pays, après avoir arraché le Manyoc, on ratisse ses racines comme on fait les naveaux, lorsqu'on les veut mettre au pot; puis on esgruge toutes ses racines sur des râpes de cuivre percées... & attachées sur des planches dont on met le bas dans un vaisseau; & appuyant le haut contre l'estomac, l'on frotte à deux mains la racine dessus la râpe, & tout le marc tombe dans le vaisseau... Quand tout est égrugé ou rapé, on le met à la presse dans des sacs de toile, & on en exprime tout le suc, en sorte qu'il ne demeure que la farine toute seiche... Le suc qui en sort est estimé du poison par tous les habitans, & mesme par tous les autheurs qui en ont écrit...» (Du Tertre, Hist. des Antilles.)
Il y a d'une gomme qui se nomme copal[112], qui sort d'un arbre qui est comme le pin; ceste gomme est fort bonne pour les goustes & douleurs [113].
Note 112:[ (retour) ] «Rhus Copallinum (LINN.) Les Mexicains donnaient le nom de copal à toutes les résines et gommes odoriférantes. Le Copal par excellence est une résine blanche et transparente, qui coule d'un arbre dont la feuille ressemble à celle du chêne, quoique plus longue; cet arbre s'appelle copal-quahuitl, ou arbre qui porte le copal. Ils ont aussi le copal-quahuitl-petlahuae, dont les feuilles sont les plus grandes de l'espèce, et semblables à celles du sumac, le copal-quauhxiotl, à feuilles longues et étroites; le tepecopulli-quahuitl, ou copal des montagnes, dont la résine est comme l'encens du vieux monde appelé par les Espagnols incensio de las Indias, et quelques autres espèces inférieures.» (Ed. Soc. Hakl.)
Note 113:[ (retour) ] Planche [XLIV].
Il y a aussy d'une racine que l'on nomme patates [114], que l'on fait cuire comme des poires au feu, & a semblable goust aux chastaignes [115].
Note 114:[ (retour) ] «Il y a huit ou dix sortes de patates, différentes en goust, en couleur & en feuilles. Pour ce qui regarde les feuilles, la différence est petite; car elles ont presque toutes la forme de coeur... Il suffit d'en nommer les plus communes, qui sont les Patates vertes, les Patates à l'oignon, les Patates marbrées, les Patates blanches, les Patates rouges, Les Patates orangées, les Patates à suif, les Patates souffrées...» (Du Tertre, Hist. des Antilles.)
Note 115:[ (retour) ] Planche [XLIV].