Note 437: [(retour) ]
L'édition de 1640 porte: recognoistre.
Note 438: [(retour) ]
La traverse du lac Simcoe de l'ouest à l'est est d'environ cinq lieues.
Note 439: [(retour) ]
Le lac à l'Éturgeon (Sturgem lake). (Voir 1619, p. 35, note 3.)
Note 440: [(retour) ]
La rivière Otonabi, qui, au-dessous du lac au Riz, prend le nom de Trent, et se jette dans la baie de Quinté.
Note 441: [(retour) ]
Le lac Ontario.
Note 442: [(retour) ]
Lisez: lac.
La chasse des cerfs & des ours y est fort fréquente. Nous y chassasmes, & en prismes bon nombre en descendant. Pour ce faire, ils se mettoient quatre ou cinq cents Sauvages en haye dans le bois, jusques à ce qu'ils eussent attaint certaines pointes qui donnent dans la riviere, & puis marchans par ordre ayans l'arc & la flesche en la main, en criant & menant un grand bruit pour estonner les bestes, ils vont tousjours jusques à ce qu'ils viennent au bout de la pointe. Or tous les animaux qui se trouvent entre la pointe & les chasseurs, sont contraints de se jetter à l'eau, sinon qu'ils passent à la mercy des flesches qui leur sont tirées par les chasseurs, & cependant les Sauvages qui sont dans les canaux posez & mis exprés sur le bord du rivage, s'approchent des cerfs, & autres animaux chassez & harassez, & fort estonnez. Lors les chasseurs les tuent facilement avec des lames d'espées emmanchées au bout d'un bois, en façon de demie pique, & font ainsi leur chasse; comme aussi au semblable dans les isles, où 257/913il y en a à quantité. Je prenois un singulier plaisir à les voir ainsi chasser, remarquant leur industrie. Il en fut tué beaucoup de coups d'harquebuze, dont ils s'estonnoient fort. Mais il arriva par malheur qu'en tirant sur un cerf, un Sauvage se rencontra devant le coup, & fut blessé d'une harquebuzade, n'y pensant nullement, comme il est à presupposer, dont il s'ensuivit une grande rumeur entre eux, qui neantmoins s'appaisa, en donnant quelques presens au blessé, qui est la façon ordinaire pour appaiser & amortir les querelles. Et où le blessé decederoit, on fait les presens & dons aux parens de celuy qui aura esté tué. Pour le gibbier, il y est en grande quantité lors de la saison. Il y a aussi force grues blanches comme les cygnes, & plusieurs autres especes d'oiseaux semblables à ceux de France.
Nous fusmes à petites journées jusques sur le bord du lac des Entouhonorons, tousjours chassant, comme dit est cy-dessus, où estans, nous fismes la traverse[443] en l'un des bouts, tirant à l'Orient, qui est l'entrée de la grande riviere Sainct Laurent, par la hauteur de quarante-trois degrez[444] de latitude, où il y a de belles isles fort grandes en ce passage. Nous fismes environ quatorze lieues pour passer jusques à l'autre costé du lac, tirant au sud, vers les terres des ennemis. Les Sauvages cachèrent tous leurs canaux dans les bois, proches du rivage. Nous fismes par terre environ 4 lieues sur une playe de sable, où je remarquay un pays fort agréable & beau, traversé 258/914de plusieurs petits ruisseaux, & deux petites rivieres [445] qui te deschargent audit lac, & force estangs & prairies, où il y avoit un nombre infiny de gibbier, force vignes & beaux bois, grand nombre de chastaigniers, dont le fruict estoit encore en son escorce, qui est fort petit, mais d'un bon goust. Tous les canaux estans ainsi cachez, nous laissasmes le rivage du lac, qui a 80 lieues de long, & 25 de large[446]; la plus grande partie duquel est habité de Sauvages sur les costes des rivages d'iceluy, & continuasmes nostre chemin par terre 25 à 30 lieues. Durant quatre journées nous traversasmes quantité de ruisseaux, & une riviere[447], procédante d'un lac [448] qui se descharge dans celuy des Entouhonorons. Ce lac est de l'estendue de 25 ou 30 lieues de circuit, où il y a de belles isles, & est le lieu où les Hiroquois ennemis font leur pesche de poisson, qui y est en abondance.
Note 443: [(retour) ]
De la baie de Quinté à la pointe à la Traverse, aujourd'hui Stoney point, (Voir 1619, p. 38, note 2.)
Note 444: [(retour) ]
Quarante-quatre degrés et quelques minutes.