2 C. Marius, pouvant choisir entre deux armées qui avaient été commandées, l'une par Rutilius, l'autre par Metellus, et toutes deux par lui-même, opta pour celle de Rutilius, quoiqu'elle fût la moins nombreuse, sachant qu'elle était la mieux disciplinée.
3 Domitius Corbulon, n'ayant que deux légions, et fort peu de troupes auxiliaires, fut en état, grâce à la discipline qu'il avait rétablie, de soutenir la guerre contre les Parthes.
4 Alexandre, à la tête de quarante mille hommes, que déjà Philippe[124], son père, avait habitués à la discipline, entreprit la conquête du monde, et vainquit des armées innombrables.
5 Cyrus, faisant la guerre aux Perses avec quatorze mille hommes, surmonta les plus grandes difficultés[125].
6 Épaminondas[126], général thébain, à la tête de quatre mille hommes, dont quatre cents cavaliers, battit l'armée lacédémonienne, qui comptait vingt-quatre mille fantassins et seize cents cavaliers.
7 Quatorze mille Grecs, qui étaient venus au secours de Cyrus contre Artaxerxès, défirent cent mille barbares.
8 Ces mêmes quatorze mille Grecs, ayant perdu leurs chefs dans un combat, confièrent le soin de leur retraite à l'Athénien Xénophon, l'un d'eux, qui les ramena sains et saufs, à travers des lieux dangereux qu'ils ne connaissaient pas.
9 Xerxès, arrêté aux Thermopyles par les trois cents Spartiates, dont il ne put triompher qu'avec beaucoup de peine, dit qu'on l'avait trompé: qu'il avait beaucoup d'hommes, mais de soldats aguerris et disciplinés, point.
III. De la tempérance et du désintéressement.
1 M. Caton se contentait, dit-on, du vin des rameurs.