Le pauvre défunt avait été musicien. Un de ses camarades voulant lui faire une épitaphe, Sophie proposa le rébus suivant:
La mi ré la mi la.
La Miré l'a mis là.
Un cri général s'éleva contre la nouvelle édition des Œuvres de Corneille publiée par Voltaire; on fut indigné non seulement de la critique amère et dure que le commentateur faisait de Pierre Corneille, mais de ce qu'il y enveloppait les deux pièces de Thomas restées au théâtre. Sophie, entendant analiser cette espèce de satire, se mit à dire: «Voltaire eût mieux fait de bâiller (BAYER) aux corneilles que de songer à leur couper les ailes.»
Mlle Maisonneuve, petite-fille de la femme de chambre de Mlle Gaussin, débuta en 1763: elle jouait dans la Gouvernante; et comme elle était en tête à tête avec son amant on vint l'avertir de se retirer. En fuyant elle tomba dans la coulisse et laissa voir son derrière. Le public fêta beaucoup ce nouveau visage, et Sophie s'écria: «Quel heureux début! jamais actrice ne mérita mieux d'être claquée.»
Un danseur, rentrant tout essoufflé dans la coulisse, dit en se jetant sur un siége:—Je n'en puis plus! N'est-il pas un autre emploi qui m'enrichisse sans tant me fatiguer? «Hé bien! répondit Sophie, il faut prendre l'emploi de cocu; c'est la femme qui en fait tout l'exercice.»