Ludovic allait partout mendiant des secours contre la France. Maximilien, empereur d'Allemagne, et les Suisses lui prêtèrent enfin quelques troupes, qui, réunies aux habitants de Milan, très-las des insolences françaises, le remirent sur le trône. Mais son bonheur fut de courte durée: ces mêmes Suisses qui l'avaient secouru le vendirent[191] au maréchal de la Trémouille, et Louis XII l'envoya mourir au château de Loches.

Il serait trop long de suivre Léonard pendant cette révolution. Il paraît qu'il eut l'espoir de voir les arts fleurir de nouveau à Milan; mais, s'étant aperçu que les Français, au milieu de leurs opérations guerrières, ne voulaient que des fêtes et des intrigues avec les jolies femmes, il partit pour Florence avec son cher Salaï et son ami le géomètre Fra Paciolo.

Le gonfalonier perpétuel Pierre Soderini, celui dont Machiavel a affublé l'incapacité d'une épigramme si plaisante, le fit peintre de sa maison, avec des appointements convenables[192].

[189] La Cape de Salaï, le 4 avril 1497.

Brasses 4 de drap argentin, liv.154
Velours vert pour ornement9»
Bindelli»9
Maglietta, liv.»12
Façon115
Bindello pour devant»5
Punto1»

[190] A Milan, chez MM. Pallavicini.

[191] In Switzerland, believe me, there is much less liberty than people imagine. I give you my word that few places exhibit more of despotism than Z***. The government of that canton is iniquitous in a very sublime degree.... The aristocracy of Z*** raised my indignation, while I staid there. I speak not of the form of which one reads, but of facts which passed under my own eyes. Voir la conduite de B.... en 1815, L. Grey's speech. (Twed dell's Remains, page 111.)

[192]

La notte che morì Pier Soderini

L'alma n'andò dell'inferno alla bocca: