En 1518, il songea à la religion[217].

Par son testament[218] il donne tous ses livres, instruments et dessins à François de Melzi; il donne à Baptiste de Villanis, suo servitore, c'est-à-dire son domestique, la moitié de la vigne qu'il possède hors des murs de Milan, et l'autre moitié à Salaï, aussi suo servitore, le tout en récompense des bons et agréables services que lesdits de Villanis et Salaï lui ont rendus. Enfin, il laisse à de Villanis la propriété de l'eau qui lui avait été donnée par le roi Louis XII.

[213] Lomazzo, Traité de la peinture, liv. II, chap. I.

[214] En janvier 1518.

[215] Corneille et la Fontaine; car, pour peu qu'on ait d'usage en France, on a l'intelligence du comique et la critique verbale.

[216] On annonce à Louis XIV que la duchesse de Bourgogne vient de se blesser. (Saint-Simon, édition complète de Levrault.)

[217] On ne peut faire de découvertes qu'autant que l'on raisonne de bonne foi avec soi-même. Léonard avait trop d'esprit pour admettre la religion de son siècle; aussi, un passage de Vasari, supprimé dans la deuxième édition, dit-il: «Tanti furono i suoi capricci che filosofando delle cose naturali attese a intendere la proprietà delle, continuando e osservando il moto del cielo, il corso della luna, e gli andamenti del sole. Per il che fece nell'animo, un concetto si eretico che non sì acostava a qualsivoglia religione, stimando, per aventura, assai più l'essere filosofo, che cristiano.»

Vasari ajoute qu'un an avant sa mort Vinci revint au papisme. Si l'on demande à l'histoire un portrait fidèle des choses, il faut entendre à demi-mot tout ce qui échappe contre le préjugé dominant.

[218] Fait au Cloux, près d'Amboise, le 18 avril 1518.

CHAPITRE LXIV.