[463] Époques des statues.

Le Torse fut trouvé in Campofiore, sous Jules II[xxxii].

[xxxii] Metalloteca de' Mercati, page 367, note d'Assalti.

L'Hercule Farnèse, qui est à Naples, dans les thermes d'Antonin, sous Paul III.

Le Laocoon, vers la fin du pontificat de Jules II, dans les bâtiments annexés aux thermes de Titus[xxxiii].

[xxxiii] Felix de' Fredi, qui le trouva, eut une pension viagère considérable. Dans ce temps, la découverte d'un monument suffisait pour assurer la fortune d'une famille.

L'Ariane couchée, sous Léon X.

Michel-Ange, spectateur de ces découvertes et de l'enthousiasme qu'elles excitaient, aurait pu sentir le prestige de la nouveauté si son génie ferme n'eût pas tenu par des racines trop profondes à la nécessité de faire peur aux hommes pour les mener.

Les plus anciens renseignements sur la découverte des antiques à Rome se trouvent dans des espèces de guides imprimés pour les voyageurs. Ces bouquins, intitulés: Mirabilia Romæ, furent imprimés par Adam Rot, de 1471 à 1474. Cela se vendait aux étrangers avec le Manuel des indulgences: rien de plus vague et de plus inutile.

Les premières notions précises sont données par le livre que F. Albertino publia en 1510: Opusculum de mirabilibus novæ et veteris Romæ. Il indique comme étant connus dix ans avant la mort de Raphaël, et plus de cinquante avant celle de Michel-Ange: