[80] Si l'on veut savoir quelles idées remplissaient les têtes, Florence venait de reconquérir sa liberté (1343) sur le duc d'Athènes et sur les nobles, qui, après avoir aidé à chasser le tyran, voulaient lui succéder.

En 1347, une erreur de la nature mit l'âme d'un ancien Romain dans un Italien de Rome. En des jours plus prospères, il eût été l'émule de Cicéron à la tribune et de César dans les combats: il parlait, écrivait, combattait avec la même énergie. Colà di Rienzo rétablit la liberté romaine sur la base de la vertu, et voulut faire de l'Italie une république fédérative: c'est l'action la plus considérable qu'aient inspirée les livres de l'antiquité, et Rienzo, l'un des plus grands caractères du moyen âge, et auquel les modernes n'ont rien à opposer[]. Il était soutenu par l'amitié de Pétrarque. De nos jours, un Anglais méprisable[ii] l'a nommé séditieux.

[] Voir son histoire par Thomas Fiortifioca.

[ii] Robertson.

[81] Voyez le règlement rapporté par Zanetti, I, 5.

[82] Les événements de 1814 et 1815 changent peut-être des bourgeois ridicules en citoyens respectables.

[83] A la galerie de Florence; divinement gravé par Raphaël Morghen.

[84] Le plus petit marchand a l'idée du riche. Que d'idées, que de sentiments surtout ne faut-il pas pour avoir l'idée du naturel, et ensuite du beau!

[85] Ce grand chimiste a donné des expériences sur les couleurs des anciens.

Le 11 mai 1815, la classe des beaux-arts de l'Institut a reçu la communication d'un procédé qui me semble excellent. On peint à l'huile d'olive sur une impression de cire; on vernit avec la même substance et un petit réchaud que l'on promène sur toutes les parties du tableau: la couleur se trouve ainsi entre deux cires; ceci ne force pas le peintre à de nouvelles habitudes.