[140] Beau libretto rempli de situations fortes; musique qui est bien loin d'être sans génie.

[141] La prison des carbonari est tout près dans une île voisine de Venise.

[142] Quand la piété le permet. Réponse connue d'un grand personnage: Non voglio abbrucciar le mie chiappe per voi.

[143] Cassel, à la fin de 1823, comparé à Darmstadt, où l'opéra nouveau est le grand intérêt.

[144] A Paris, les jeux, entre autres choses, fournissent des pensions aux écrivains dévots qui écrivent sur la morale. Le drôle de siècle que le nôtre!

[145] Salvatore Viganò a donné, en 1804, Coriolan; 1805, Tamiri, la Vanarella; 1812, les Strelitz, Richard Cœur-de-Lion, Clotilde, il Noce di Benevento, l'Alunno della Giumenta; 1813, Prométhée, Samandria liberata; 1815, les Hussites, Numa Pompilius, Myrrha ou la Vengeance de Vénus, Psammi roi d'Égypte, les Trois Oranges; 1818, Dedale, Otello et la Vestale. Il ne reste de ces chefs-d'œuvre que la musique arrangée par Viganò. Je conseille de prendre chez Ricordi, à Milan, la musique d'Otello, de la Vestale et de Myrrha.

[146] Un opéra bien chanté est différent tous lès jours, à cause des nuances et agréments du chant.

[147] Je voudrais bien que l'on imprimât huit volumes in-8º, formés par deux mille lettres dans lesquelles Diderot rend compte à sa maîtresse de tout ce qui se passait, de son temps, à Paris. C'est ce que Diderot a fait de mieux.

[148] A l'exception de M. Dragonetti et de deux ou trois autres symphonistes, le théâtre de Londres n'a pas de grands talents; la nation est plus insensible; et cependant tout va beaucoup mieux pour la musique à Londres qu'à Paris: c'est qu'il n'y a pas de parti contraire ni d'honneur.

[149] Les miniatures maniérées, sans effet et sans grandiose, que l'on nous donne à Louvois et à l'Opéra, coûtent cinq ou six fois davantage. Se rappeler la vue de Rome à la reprise des Horaces, le 14 août 1823. On voit bien que David est absent; la peinture tombe, et revient au galop au genre national de Boucher. Voir l'exposition de l'industrie en 1823.