[158] Les Casaciello sont comme les Vestris; celui qui règne aux Florentins, le Feydeau de Naples, est le troisième du nom.

[159] Un sot à mes côtés est content du mauvais spectacle qu'on nous donne ce soir au Gymnase, me dit Guasco; il n'a rien vu d'aussi amusant de toute la journée. Moi, j'ai vu des choses charmantes et souvent d'une angélique beauté, grâce à mon imagination folle. Il est vrai que j'ai eu l'air gauche dans un salon.

[160] Le jeune Kreutzer de Vienne a fait une cantate sublime; c'est une des espérances de la musique. Si la vanité ou l'avarice ne gâtent pas Delphine Shaurott, et si elle va en Italie, elle sera la Paganini du piano.

[161] Madame la comtesse de ****, près Halberstadt. Le Freyschütz est une tradition populaire dont J. Paul a fait un roman touchant, et Maria Weber un opéra bruyant.

[162] On m'a montré à Liverpool des enfants de quatorze ans qui travaillaient de seize à dix-huit heures par jour Je me promenais par hasard ce jour-là avec des dandies de dix-huit ans qui ont cent mille francs de rente et pas une idée, pas même celle de jeter un schelling à ces pauvres petits malheureux. L'Italien est tyrannisé, mais il a tout son temps à lui; le lazzarone de Naples suit librement ses passions comme un sanglier au fond des forêts; je le tiens pour moins malheureux et surtout pour moins abruti que l'ouvrier de Birmingham. Et l'abrutissement moral est un mal contagieux; la grossièreté de l'ouvrier est bien loin d'être sans influence sur le lord.

[163] Traduction de leurs cris, que mon cicérone me fit impromptu.

[164] Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, page 56. (Page 49 de l'édition du Divan. N. D. L. E.).

[165] Un préfet, sous Napoléon, fait appeler un élève de M. le professeur Broussonet à Montpellier, et lui dit gravement: Monsieur, la thèse que vous avez soutenue hier n'est pas catholique. Cette thèse avait rapport à une maladie du bas-ventre qui rend triste; il fallait dire que c'était l'âme qui rend triste.

[166] Préface aux derniers chants de Don Juan. Ces derniers chants sont ce que j'ai lu de plus beau en poésie depuis vingt ans. L'assaut d'Ismaïl m'a fait oublier tout l'ennui de Caïn.

[167] Nous avons reproduit scrupuleusement, pour cette lettre de Mademoiselle de Lespinasse, sur laquelle se termine l'édition originale de La Vie de Rossini, le texte donné par Stendhal, et nous n'avons pas voulu lui substituer celui des éditions critiques. N. D. L. E.