Mozart a laissé un nombre presque infini de chansons, de scène détachées, de symphonies, et plusieurs messes, dont la plus célèbre est celle de Requiem, qu'il fit dans la persuasion qu'il travaillait pour ses propres funérailles, pressentiment qui fut accompli; il crut que l'ange de la mort, caché sous la figure d'un vieillard, lui était venu commander cet ouvrage.

Mozart a su tirer un parti singulier des instruments à vent qui vont si bien à la mélancolie du Nord. Un petit morceau d'une symphonie de Mozart, orné par deux pages de phrases accessoires et explicatives, fera toujours une ouverture admirable pour tout opéra moderne. Né le 27 janvier 1756 Mozart cessa de vivre à Vienne le 5 décembre 1792 à trente-six ans. Si Mozart eût vécu en France, il n'y eût jamais eu de réputation, il était trop simple.

Les poétiques ne sont d'aucune utilité directe aux artistes qui doivent bien se garder de les lire; il faut d'abord qu'elles agissent sur le public. Par exemple, s'il y avait en France une bonne théorie de la sculpture, le public ne supporterait pas une statue de Louis XIV en perruque et les jambes nues.

TABLE DU SECOND VOLUME

[Chap. XX.] La Cenerentola[1]
La musique est incapable de parler vite[3]
La mélodie ne peut pas peindre à demi[4]
Charmant duetto entre le prince et son valet de chambre[12]
Mœurs de Rome comparées à celles de Paris[14]
Le bouffe de Paccini[16]
Le rire banni de France[21]
Le beau idéal en musique varie comme les climats[23]
Trois opéras de Rossini terminés par un grand air de la prima donna[25]
[Chap. XXI.] Velluti[28]
Comparaison de Martin et de Velluti[33]
[Chap. XXII.] La Gazza ladra[34]
Son immense succès[37]
De l'ouverture de la Gazza ladra[38]
Analyse musicale de cette pièce[40]
[Chap. XXIII.] Suite de la Gazza ladra, second acte[61]
De l'orchestre de Louvois[75]
La plupart des mouvements de Rossini changés par le chef d'orchestre de Louvois[75]
[Chap. XXIV.] De l'admiration en France, ou du grand Opéra[77]
Changements moraux et politiques en France, de 1765 à 1823[78]
Napoléon maître absolu de la vérité[82]
Bon mot de Tortoni[84]
[Chap. XXV.] Les deux amateurs[89]
[Chap. XXVI.] Mosè[97]
Analyse musicale de cet opéra[101]
Effet prodigieux de la prière Dal tuo stellato soglio[107]
Comparaison de Rossini avec Goëthe[111]
[Chap. XXVII.] De la révolution opérée dans le chant par Rossini[113]
Comparaison entre Napoléon et Sylla[114]
Canova et le Sauvage, anecdote[118]
[Chap. XXVIII.] Considérations générales[122]
Histoire de Rossini par rapport au chant[122]
[Chap. XXIX.] Révolution dans le système de Rossini[127]
Rossini bon chanteur[128]
Seconde manière de Rossini[134]
[Chap. XXX.] Talent suranné en 1840[135]
[Chap. XXXI.] Rossini se répète-t-il plus qu'un autre? Détails de chant[138]
Défaut du public de Louvois; obstacles à son bon goût[139]
[Chap. XXXII.] Détails de la révolution opérée par Rossini[144]
Paganini, le premier violon de l'Italie[149]
[Chap. XXXIII.] Excuses. Originalité des voix effacées par Rossini[151]
[Chap. XXXIV.] Qualités de la voix[166]
[Chap. XXXV.] Madame Pasta[171]
Anecdote qui peint l'âme de cette admirable cantatrice[191]
Lettres de Napoléon peignant l'amour le plus passionné[193]
[Chap. XXXVI.] La Donna del Lago[194]
Gasconisme de Rossini[197]
[Chap. XXXVII.] De huit opéras de Rossini[200]
Adelaïde Borgogna[200]
Armida[200]
Ricciardo e Zoraide[201]
L'Ermione[202]
Maometto Secondo[202]
Metilde di Sabran[202]
Zelmira[203]
Semiramide[203]
[Chap. XXXVIII.] Bianca e Faliero[206]
[Chap. XXXIX.] Odoardo e Cristina[209]
Projet d'une liste de tous les morceaux réellement différents, des opéras de Rossini, des morceaux bâtis sur la même idée, avec l'indication du duetto ou de l'air où elle est présentée avec le plus de bonheur[213]
[Chap. XL.] Du style de Rossini[215]
[Chap. XLI.] Opinion de Rossini sur quelques grands maîtres ses contemporains.--Caractère de Rossini[221]
[Chap. XLII.] Anecdotes[228]
Paresse de Rossini[228]
Dernier mot[235]
[Liste chronologique] des Œuvres de Gioacchino Rossini, né à Pesaro le 29 février 1792[237]
[Chap. XLIII.] Utopie du Théâtre-Italien de Paris[248]
Recettes de ce théâtre[249]
Dépenses approximatives de ce théâtre[250]
Budget de l'opéra Italien de Londres[250]
Projet de donner l'Opéra-Buffa à l'entreprise, avec une commission de surveillance[252]
Notes fournies par un ancien administrateur des théâtres[253]
Comparaison entre les peintres de décorations italiennes et les peintres français, différence énorme entre les prix[253]
Commission administrative des théâtres de Turin, Florence, Londres, Milan[254]
Projet d'une classe de chant italien au Conservatoire, Pellegrini ou Zuchelli professeur, et de mettre quatre pairs de France riches à la tête de cette école[256]
Il serait bon de donner deux représentations par mois au grand Opéra[257]
On devrait engager Rossini pour deux ans à Paris[259]
Sujets que l'on devrait engager[260]
[Chap. XLIV.] Du matériel des théâtres en Italie[261]
Désignation d'une place superbe pour construire à Paris une salle de spectacle à l'instar de celle de Moscou[262]
Des théâtres dits de cartello et leur classement[264]
Viganò, ses ballets admirables[271]
On devrait appliquer au Théâtre-Français l'usage de donner, comme en Italie, des pièces nouvelles à des époques déterminées[274]
Des décorations[276]
[Chap. XLV.] De San-Carlo et de l'état moral de Naples, patrie de la musique[279]
[Chap. XLVI.] Des gens du Nord, par rapport à la musique[293]
Des Allemands[294]
Des Anglais[296]
Des Écossais[297]
[Note des Éditeurs] pour servir de complément à la Vie de Rossini[313]
[Liste chronologique et complète de toutes les compositions de Rossini][329]
[Appendice.] Notice sur la vie et les ouvrages de Mozart[332]

FIN DE LA TABLE DU SECOND VOLUME


ACHEVÉ D'IMPRIMER LE 4 JANVIER 1920
SUR LES PRESSES
DE L'IMPRIMERIE ALENÇONNAISE
F. GRISARD, Administrateur
11, RUE DES MARCHERIES, 11
ALENÇON (ORNE)

NOTES:

[1] Ce qu'une lettre à écrire à une femme d'esprit que l'on aime un peu est à l'égard de la simple conversation, la sculpture l'est à l'égard de la peinture. Dans les deux genres, la grande difficulté est de ne pas marquer trop ce qui ne mérite que d'être indiqué.