—Dis-moi donc où est la clef de la petite porte? dit-il à la Marietta.
—Je ne la vois pas; mais voici les clefs des cadenas des bras de fer qui maintiennent la grande porte. Vous pourrez sortir.
Jules prit les clefs et s'élança hors de la loge.
—Ne travaillez plus à démolir la muraille, dit-il à ses soldats, j'ai enfin la clef de la porte.
Il y eut un moment de silence complet, pendant qu'il essayait d'ouvrir un cadenas avec l'une des petites clefs; il s'était trompé de clef, il prit l'autre; enfin, il ouvrit le cadenas; mais, au moment où il soulevait le bras de fer, il reçut presque à bout portant un coup de pistolet dans le bras droit. Aussitôt il sentit que ce bras lui refusait le service.
—Soulevez le valet de fer, cria-t-il à ses gens.
Il n'avait pas besoin de le leur dire.
A la clarté du coup de pistolet, ils avaient vu l'extrémité recourbée du bras de fer à moitié hors de l'anneau attaché à la porte. Aussitôt trois ou quatre mains vigoureuses soulevèrent le bras de fer; lorsque son extrémité fut hors de l'anneau, on le laissa tomber. Alors on put entr'ouvrir l'un des battants de la porte; le caporal entra, et dit à Jules en parlant fort bas:
—Il n'y a plus rien à faire, nous ne sommes plus que trois ou quatre sans blessures, cinq sont morts.
—J'ai perdu du sang, reprit Jules, je sens que je vais m'évanouir; dites-leur de m'emporter.