Musca (épit.) duxerit annos (ép.) multos (synonime).
J'ouvrais le Gradus ad Parnassum; je lisais toutes les épithètes de la mouche: volucris, avis, nigra, et je choisissais, pour faire la mesure de mes hexamètres et de mes pentamètres, nigra, par exemple, pour musca, felices pour annos.[17]
La saleté du livre et la platitude des idées me donnèrent un tel dégoût que régulièrement tous les jours, vers les deux heures, c'était mon grand-père qui faisait mes vers en ayant l'air de m'aider.
M. Durand revenait à sept heures du soir et me faisait remarquer et admirer la différence qu'il y avait entre mes vers et ceux du Père jésuite.
Il faut absolument l'émulation pour faire avaler de telles inepties. Mon grand-père me racontait ses exploits au collège, et je soupirais après le collège, là du moins j'aurais pu échanger des paroles avec des enfants de mon âge.
Bientôt je devais avoir cette joie: on forma une École centrale, mon grand-père fut du jury organisateur, il fit nommer professeur M. Durand.
[1] Le chapitre XII est le chapitre X du manuscrit de Stendhal (fol. 188 à 210).—Écrit à Rome, le 14 décembre 1835.
[2] ... qui puisse déraciner le jésuitisme ...-Ms.: «Tisjésui.»