[13] ... vis-à-vis les fenêtres de feu M. Le Roy.—Suit un plan de la place Grenette. En «F était cet arbre, qui peut-être n'avait qu'un bouquet de feuilles au haut de la tige»; en «P était la pompe»; en «C, la porte de la maison de mon grand-père si souvent mentionnée, et dont le premier étage était occupé par les demoiselles Caudey, dévotes». (Voir notre plan de Grenoble en 1793.)
[14] L'inscription avait plusieurs lignes ...—Voici l'inscription, faite non par M. Jay, mais par un peintre vitrier: Mort à la Royauté. Constitution de l'an III. Il n'y avait pas autre chose. (Note au crayon de R. Colomb.)
[15] Moi seul j'eus l'idée de la chose ...—C'est chez R[omain] C[olomb] que le complot fut arrêté; l'idée première appartient-elle à R. C. ou à H. B.? C'est ce que je ne saurais dire. Mais l'un des deux eût fait la chose, quand même ils n'auraient eu aucun complice; il pouvait y en avoir une douzaine en tout: Casimir Prié, les trois Faure, Robin. (Note au crayon de R. Colomb.)
[16] ... ce fut Treillard ou Mante.—Ce dernier. (Note au crayon de R. Colomb.)
[17] ... il me semble qu'il y avait une barrière autour de l'arbre.—Oui. (Note au crayon de R. Colomb.) Suit un plan de la scène. La ligne PP' est l'espace compris entre l'arbre de la Liberté et celui de la Fraternité.
[18] ... et donnâmes le mot à Mante ou à Treillard.—Le pistolet, appartenant à H. B., fut chargé jusqu'au bout chez R. C., sur son lit, et en partie avec ses munitions. La charge se composait de deux coups ordinaires de poudre, de chevrotines et de gros plombs de lièvre, en fer coulé. H. B. et R. C. étaient avec Mante, qui lâcha le coup et vint immédiatement se réunir aux deux premiers, dans l'allée de la maison Gagnon, sur la place Grenette. L'un de ces trois grands coupables, H. B., se réfugia chez mesdemoiselles Caudey, marchande de modes, au premier étage, tandis que R. C. et Mante grimpaient dans les greniers pour se soustraire aux recherches que la police ne manquerait pas de faire. En montant l'escalier, Mante remit le pistolet à R. C., qui voyait tous les jours H. B. Arrivés dans une espèce de bûcher, R. C., enrhumé de la poitrine, se remplit la bouche de suc de réglisse, afin que sa toux n'attirât pas l'attention des explorateurs de la maison. Au milieu de cette situation assez critique, R. C. se rappela qu'il existait dans ces greniers un corridor, au moyen duquel on communiquait à un escalier de service donnant dans la Grande-rue. Ce souvenir sauva les deux amis qui, arrivés dans l'allée et voyant à la porte deux personnes qu'ils prirent pour des agents de police, se mirent à causer tranquillement, et comme des enfants, des jeux qui venaient de les occuper; de là, ils regagnèrent paisiblement leur logis, R. C. porteur du pistolet. (26 octobre 1838.) (Note au crayon de R. Colomb.)
[19] ... beaucoup rapprochaient les chandelles et illuminaient.—Erreur. Tout ceci eut lieu quatre minutes après le coup; alors nous étions tous trois dans la maison, comme il est dit ci-devant, page 518. (Note au crayon de R. Colomb.)
[20] ... nous suivîmes donc la ligne FFF.—Un plan de cette scène est figuré au verso du fol. 518, et un autre au verso du fol. 514. La ligne FFF va du point M (arbre de la Fraternité) au point M', porte de la maison Gagnon sur la Grande-rue, «sortie la nuit du coup de pistolet», en passant par l'entrée de la maison sur la place Grenette.
[21] Moi et un autre, Colomb peut-être ...—Mante, Beyle et Colomb. (Note au crayon de R. Colomb.)
[22] ... occupées à lire la Bible.—Il n'y a que H. B. qui entra chez les demoiselles Caudey; R. C. et Mante filèrent par le passage dans les greniers et atteignirent ainsi la Grande-rue (voir page 518). (Note au crayon de R. Colomb.)