[14] ... ce vieillard rimbambito ...—Terme italien signifiant: tombé en enfance.
[15] Nous avions des séances de travail ...—Variante: «Faisions.»
[16] ... Mlle Duchesnois ...—Mademoiselle Duchesnois, née en 1777, est morte, en effet, en 1835.
CHAPITRE XXXI[1]
Mon grand-père n'aimait point M. Dubois-Fontanelle; il était tout-à-fait homme de vanité cultivée et implacable, homme du grand monde à l'égard d'une infinité de personnes dont il parlait en bons termes, mais qu'il n'aimait point.
Je pense qu'il avait peur d'être méprisé, tout considéré, comme littérateur par ce pauvre M. Dubois, qui avait fait une tragédie, laquelle avait eu 'honneur d'envoyer son libraire aux galères. Il s'agit d'Ericie, ou la Vestale.[2] C'était évidemment Ericie. ou la Religieuse, ou la Mélanie de cet intrigant de Laharpe, dont le froid génie avait, je pense, volé ce sujet au pauvre M. Dubois-Fontanelle, toujours si pauvre qu'il avait pris une écriture horriblement fine pour moins user de papier.
Le pauvre M. Dubois alla à Paris assez jeune avec l'amour du beau. Une pauvreté constante le força à chercher l'utile, il ne put jamais s'élever au rang des Jean Sucres de la première ligne, tels que Laharpe, Marmontel, etc. Le besoin le força à accepter la rédaction des articles politiques du Journal des Deux-Ponts, et, bien pis, là il épousa une grosse et grande Allemande, ex-maîtresse du roi de Bavière Maximilien-Joseph, alors prince Max et colonel français.