XII.

La Raison veut que les maris soient les seuls livres de leurs femmes; livres vivans, où nuit et jour, elles doivent apprendre à lire leurs destinées.

«Il serait bienséant et honorable (dit un vieux livre) d'ouir une femme qui dirait à son mari: mon ami, tu es mon précepteur, mon maître de philosophie.... etc.»

(Institution de l'homme, 1626. p. 441. in-8º.)

N. B. Une femme bel-esprit et auteur de cinq à six gros livres, vint rendre visite à une mère de trois filles et de trois garçons:

«Voici, dit la mère de famille, (en présentant ses enfans et leur père à la dame-auteur) voici mes productions et ma bibliothèque.»

XIII.

La Raison veut que les femmes sachent leur langue maternelle, seulement:

«C'est une vanité aux femmes (a dit quelqu'un) de parler une langue étrangère.»

(Lettre à une demoiselle., p. 149, in-12. 1737.)