XXXVIII.

La Raison veut qu'une femme soit aussi réservée à montrer en public les trésors de son esprit, que les charmes secrets de sa beauté.

XXXIX.

La Raison veut que, pour donner l'exemple, les épouses de nos premiers Magistrats, Sénateurs, Tribuns, Juges, Généraux, etc. aux thés, aux cercles, aux conversations et autres assemblées oiseuses, substituent chez elles des veillées laborieuses et utiles, où on les verrait avec édification, mettre elles-mêmes la main aux vêtemens de leurs augustes époux.

Andromaque et Pénélope, femmes de deux héros, ne dédaignaient pas de présider à tous les détails domestiques.

XL.

Les maîtresses de maison pourront coudre un vêtement, pour l'offrir à titre de reconnaissance ou de cadeau à l'homme de lettres, dont elles auront entendu, pendant leurs veillées, un ouvrage rempli de sentimens vertueux et de talent.

La bonne madame Geoffrin, l'amie de d'Alembert, en agissait ainsi; elle faisait présent de hauts-de-chausses de velours aux auteurs qui l'avaient intéressée par leurs lectures.

XLI.

La Raison veut que chaque bal soit précédé par quelques heures d'un travail à l'aiguille ou au fuseau.