Considérant:

1º. Que l'amour honnête, le chaste hymen, la tendresse maternelle, la piété filiale, la reconnaissance des bienfaits... etc., sont antérieurs à l'invention de l'alphabet et de l'écriture, et à l'étude des langues; ont subsisté, et peuvent encore subsister sans elles.

Considérant:

2º. Les inconvéniens graves qui résultent pour les deux sexes, de ce que les femmes sachent lire.

Considérant:

3º. Qu'apprendre à lire aux femmes est un hors-d'œuvre, nuisible à leur éducation naturelle: c'est un luxe dont l'effet fut presque toujours l'altération et la ruine des mœurs.

Considérant:

4º. Que cette fleur d'innocence qui caractérise une vierge, commence à perdre de son velouté, de sa fraîcheur, du moment que l'art et la science y touchent, du moment qu'un maître en approche. La première leçon que reçoit une jeune fille est le premier pas qu'on l'oblige à faire pour s'éloigner de la nature.

Considérant:

5º. Que l'intention de la bonne et sage nature a été que les femmes exclusivement occupées des soins domestiques, s'honoreraient de tenir dans leurs mains, non pas un livre ou une plume, mais bien une quenouille ou un fuseau.