Pour donner un exemple de l'esprit dans lequel on doit procéder à la réforme des livres, on ne conservera de tous les volumes du Parnasse des Dames, que les lignes suivantes: «La vie sédentaire des Dames Romaines, uniquement occupées de l'intérieur de leur maison, le soin qu'on prit tout le tems que dura la République, de les élever dans l'ignorance, le profond respect même qu'on leur portait et les honneurs presque divins rendus à celles qui avaient vécu retirées, chastes et laborieuses, étaient autant d'obstacles pour les détourner de l'amour des lettres....
»Les Dames Romaines n'ambitionnèrent le titre de bel esprit et de philosophes, que lorsqu'elles cessèrent de prétendre aux noms plus respectables de mères tendres et d'épouses fidèles.... etc.
»Les Dames Romaines ne commencèrent à cultiver les lettres que dans le tems de leur décadence.«
P. S. Les Chinoises sont aussi peu curieuses de Littérature et d'Histoire que les Européennes, de morale et l'algèbre: leur domestique est leur univers; plus elles s'occupent à le bien gouverner, plus elles sont heureuses et estimées. On aimerait presqu'autant leur voir prendre un sabre qu'un pinceau (c'est-à-dire une plume): pour leur en ôter l'envie, on ne leur apprend pas à lire.
(Mémoires Chinois, in 4º., t. I, p. 12.)
Encore une petite citation.
«........L'étude des langues et des connaissances relevées, loin de rendre une femme utile à sa famille, ne servirait qu'à la distraire et à l'enorgueillir jusqu'au point de négliger le soin des affaires domestiques, de mépriser toute subordination et de maudire la condition de son sexe...... Les objets essentiels de l'éducation d'une femme sont...... la science de tout ce qui inspire la douceur, la modestie, la propreté du corps... etc.«/* (Histoire de la vie civile, t. I, p. 17.—1769. p. Vt. Martinelli.)
N. B. On remplirait plusieurs volumes in-folio d'autorités graves, prouvant la nécessité et l'urgence d'une loi dans l'esprit de celle dont nous publions ici le programme.