[64] Ce village appartenoit à un parent de M. de Bellièvre, alors second président au mortier du Parlement de Paris. Notre intendant crut être obligé de lui en faire compliment; mais il fut si bon, qu'après avoir dicté la lettre à son secrétaire, il mit au bas qu'il le prioit de l'excuser s'il ne lui avoit pas écrit de sa main; que ce jour-là il lui avoit fallu faire une lettre pour M. le cardinal, etc. Il en nommoit je ne sais combien. M. de Bellièvre dit: «Il est vrai que voilà bien des lettres.»
(T.)
[65] Des balles de paume.
[66] Ce benêt avoit une sotte coutume de dire mes amis, au lieu de messieurs. Un bourgeois qui l'étoit allé voir seul, voyant qu'il disoit mes amis, se retourne et ne voit que son barbet. «Hé! coquin, lui dit-il, remercie donc monsieur.» (T.)
[67] Titon Du Tillet dit que madame de Lalane s'appeloit Gastelle Des Roches. (Parnasse françois, p. 331.)
[68] Madame de Lalane écrivoit des lettres spirituelles, et faisoit de jolis vers, s'il en faut croire Campion. (Voyez le Recueil de lettres qui peuvent servir à l'histoire, Rouen, 1657, p. 73.)
[69] Les poésies de Pierre de Lalane ont été recueillies par Saint-Marc, et publiées en 1759, avec celles de Montplaisir.
[70] Lalane n'est guère connu que par les poésies touchantes que lui inspira le regret de la perte de sa femme. Chapelain lui-même adoucit, en faveur de celle-ci, la rudesse de ses vers, et il lui fit cette épitaphe:
Vénus repose en ce tombeau
Du nom d'Amarante couverte,