[81] L'auteur parle ici de saint Vincent de Paul. Il lui donne la qualité de Père, comme fondateur des Lazaristes, ou Pères de la mission.

[82] Ce ministre disoit une fois: «Mes frères, les proverbes sont véritables: qui a fait Normand a fait gourmand; qui a fait Gascon a fait larron (notez que c'étoit à Bordeaux); qui a fait Saintongeois a fait bavard, etc. Mais qui a fait Écossois a fait prompt et propre à toutes vertus.» (T.)

[83] Un diseur de fadaises, un homme qui ne termine rien de ce qu'il commence; qui, en parlant, n'arrive jamais au but qu'il se proposoit d'atteindre.

[84] C'est-à-dire Caillette; à La Rochelle on dit un Cail; il vouloit dire coiffé de sa fille; douze douzaines, c'est une grosse; quand elle sera grosse; le gendre à la Manon, c'est que ma mère avoit bien du soin du gendre de la fille du premier lit, et mon père disoit: «Que sera-ce donc du gendre à la Manon?» Ma sœur de Ruvigny s'appelle Marie. (T.)

[85] Une femme de Bordeaux disoit cela: «Ma sœur de Battagley a bon cœur.» Il vouloit dire que ma sœur avoit du cœur. (T.)

[86] Le prix des charges de conseiller au Parlement de Paris s'étoit beaucoup augmenté. Les financiers, dans la vue de s'élever, plaçoient leurs enfants dans les cours souveraines pour acquérir la noblesse, et le Parlement avoit d'ailleurs acquis, durant les troubles de la Fronde, une grande importance politique. On voit, dans les Mémoires de Coulanges, qu'en 1656 une charge de conseiller se vendit cinquante-cinq mille écus. (Mémoires de Coulanges; Paris, Blaise, 1820, p. 1.)

[87] La Foraine. La traite foraine étoit un impôt qui se levoit sur les marchandises qui entroient ou sortoient du royaume. En Languedoc on disoit simplement la Foraine. (Dict. de Trévoux.)

[88] On voit encore dans la rue de Charenton une porte d'entrée et les restes des pavillons qui marquoient les quatre angles de ce beau jardin. Du temps de Sauval, on appeloit ce lieu le jardin de Reilly ou la folie Rambouillet. «Dans ce jardin, dit-il, se trouvent des allées de toutes figures, et en quantité. Les unes forment des pattes d'oie, les autres des étoiles; quelques-unes sont bordées de palissades, d'autres d'arbres. La principale, qui est d'une longueur extraordinaire, conduit à une terrasse élevée sur le bord de la Seine; celles de traverse se vont perdre dans de petits bois, dans un labyrinthe et autres compartiments: toutes ensemble forment un réduit si agréable qu'on y vient en foule pour se divertir. Dans des jardins séparés se cultivent en toutes saisons un nombre infini de fruits, dont la saveur, la grosseur, ne satisfont pas seulement le goût et la vue, mais même sont si beaux et si excellents, que les plus grands seigneurs sont obligés de faire la cour au jardinier quand ils font de magnifiques festins; et même le Roi lui en envoie demander. En un mot, ou parle des fruits de Reilly comme de ceux des Hespérides; hormis que pour en avoir on ne court pas tant de hasards.» (Antiquités de Paris, t. 2, p. 288.) Il ne reste plus rien de toutes ces belles choses, des marais bien cultivés en ont pris la place; seulement la rue qui longe ce terrain en se dirigeant vers la rivière, porte le nom de rue de Rambouillet. On a déjà dit quelques mots de ce jardin dans une note du t. 3, p. 205.

[89] Mon père étoit encore à Bordeaux. (T.)

[90] Ce jardin est de près de trente arpens, et il coûte horriblement à faire et à entretenir. Il y a assez de bâtiments. (T.)