Mon cœur fut le cercueil et l'urne de sa cendre.
(Epigrammes du sieur Colletet; Paris, 1653, in-12, p. 247, no 447.)
[403] Anne-Marie Schurmann, fille très-savante. Elle était de Cologne. On a d'elle Opuscula hebræa, græca, latina, gallica, prosaica et metrica; Leyde, 1648, in-8o. En voilà plus qu'il n'en faut pour mettre en fuite les Amours; aussi mademoiselle Schurmann mourut-elle sans avoir été mariée, à l'âge d'environ soixante et dix ans.
[404] Le fils de Colletet, poète encore plus médiocre que son père, s'appeloit François. C'est du fils que Despréaux a dit dans sa première satire:
Tandis que Colletet, crotté jusqu'à l'échine,
S'en va chercher son pain de cuisine en cuisine, etc.
[405] C'est le facile princeps des Latins. (T.)
[406] Parlant de ce fils, Colletet dit dans le Traité de la Poésie morale: «Depuis plus de trois longues et tristes années, l'Espagne triomphe d'une jeune liberté qui m'est si chère.» (T.) (Traité de la poésie morale et sententieuse, par le sieur Colletet; Paris, 1658. In-12, p. 196.) Colletet adressa à M. de Ville, qui retenoit son fils prisonnier au château de Percheresse, un madrigal dans lequel il ne fait pas preuve de modestie. En voici la fin:
Capitaine pour capitaine,
Et général pour général,