[218] On a déjà exprimé le regret de la perte de ces Mémoires. (Voyez la note de la page 2.)

[219] Les Mémoires de M. de Sully et autres parlent assez de ces brouilleries et de sa bravoure. On parlera de lui à l'historiette du cardinal de Richelieu. Il a écrit assez de choses, mais on ne sait ce que tout cela est devenu. C'étoient des Mémoires (ils ont été imprimés depuis. (T.)—Le duc d'Angoulême, auquel cette historiette donne une physionomie si nouvelle, naquit des liaisons de Charles IX et de Marie Touchet, le 28 avril 1573. Il fut impliqué dans la conspiration de Biron, et condamné à mort pour avoir trempé dans celle de d'Entragues. Henri IV commua sa peine. Il mourut à Paris le 24 septembre 1650, ayant vécu sous cinq rois, et s'étant distingué dans nombre de batailles. Ses Mémoires ont été publiés après sa mort sous le titre de Mémoires très-particuliers du duc d'Angoulême pour servir à l'histoire des règnes de Henri III et de Henri IV, 1662, in-12. Ils ont été insérés dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, tom. 44 de la première série.

[220] Expression familière qui se prenoit dans le sens d'un profit illicite sur des commissions dont on étoit chargé. Péréfixe, dans son Histoire de Henri IV, l'a employée plusieurs fois. (Dictionnaire de Trévoux.)

[221] Le narquois étoit le jargon que parloient entre eux les voleurs et les escrocs; on l'appelle plus communément l'argot. (Voyez le Jargon ou le langage de l'argot réformé, dans le Recueil de facéties intitulé: les Joyeusetés, facéties et folastres imaginations de Caresmes prenant, Gauthier Garguille, etc., Paris, Techener, 1831.)

[222] Cela ne dura guère. Il fit évader Merlin, quand on y alla. (T.)

[223] L'hôtel d'Angoulême, situé rue Pavée, au Marais, s'appelle aujourd'hui l'hôtel de Lamoignon, parce qu'il a appartenu sous Louis XIV aux célèbres magistrats de ce nom.

[224] Françoise de Nargonne; qui avoit épousé le duc d'Angoulême le 25 février 1644, mourut, cent trente-neuf ans après son beau-père Charles IX, le 10 août 1713, à l'âge de quatre-vingt douze ans. Boursault dit en parlant d'elle, en 1702, dans une de ses Lettres: «Peut-être depuis les premiers âges où les hommes vivoient si long-temps, n'y a-t-il eu de bru que madame d'Angoulême qu'on ait vue dans une pleine santé plus de six-vingts ans après la mort de son beau-père. Quelque longue que sa vie puisse être, elle en a toujours fait un si bon usage, qu'elle mourra avec plus de vertus que d'années.» (Lettres nouvelles de M. Boursault, Luxembourg, 1702, pag. 50.)

[225] Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force, né vers 1559, mort le 10 mai 1652.

[226] On trouve dans le Mercure de novembre 1765, des Mémoires du maréchal de La Force, où il retrace les événements dont il fut, dans cette journée, témoin et acteur. Voltaire en a donné un extrait dans les pièces justificatives, à la suite de la Henriade.

[227] Sibade, avoine.