[298] Poésies de Malherbe, déjà citées, pag. 149.

[299] Poésies de Malherbe, déjà citées, pag. 143.

[300] Omis par Racan.

[301] Son Historiette suit immédiatement celle-ci.

[302] Ce fait très-curieux ne se trouve pas dans la Vie donnée par Racan.

[303] Racan a aimé madame de Moret, sa parente, car on voit dans ses vers qu'il parle de cet œil qu'elle perdit ou qu'elle feignit d'avoir perdu. Voyez l'Historiette de madame de Moret. (T.)

[304] On lit dans les Œuvres de Malherbe une chanson adressée à la marquise de Rambouillet, sous le nom de Rodanthe, pag. 234 de l'édition déjà citée.

[305] Voyez le fragment pour madame la marquise de Rambouillet, 1624 ou 1625, dans les Poésies de Malherbe, pag. 254 de l'édition Barbou. Tallemant paroît avoir cité de mémoire les vers que madame de Rambouillet disoit avoir été faits pour elle; nous croyons devoir les rétablir ici:

Celle belle bergère, à qui les Destinées
Sembloient avoir gardé mes dernières années,
Eut en perfection tous les rares trésors
Qui parent un esprit et font aimer un corps.
Ce ne furent qu'attraits, ce ne furent que charmes;
Sitôt que je la vis, je lui rendis les armes,
Un objet si puissant ébranla ma raison.
Je voulus être sien, j'entrai dans sa prison,
Et de tout mon pouvoir essayai de lui plaire
Tant que ma servitude espéra du salaire;
Mais comme j'aperçus l'infaillible danger
Où, si je poursuivois, je m'allois engager,
Le soin de mon salut m'ôta cette pensée;
J'eus honte de brûler pour une âme glacée,
Et sans me travailler à lui faire pitié,
Restreignis mon amour aux termes d'amitié.

[306] Cette curieuse anecdote et les détails qui la précèdent n'ont point été donnés par Racan.