[400] C'est un sobriquet jouant sur le nom de l'archevêque; mais comme anagramme, il seroit inexact.
[401] Ceci se passoit en 1687, époque à laquelle La Porte, porte-manteau de la Reine, soupçonné d'avoir servi d'intermédiaire aux correspondances de cette princesse, fut mis à la Bastille. (Voyez les Mémoires de La Porte, tom. 59 de la deuxième série des Mémoires relatifs à l'histoire de France.)
[402] Nous lisons l'épisode suivant de la fuite de la duchesse dans le Recueil précité de Conrart: «Étant arrivée un soir proche des Pyrénées, en un lieu où il n'y avoit de logement que chez le curé, qui encore n'avoit que son lit, elle lui dit qu'elle étoit si lasse qu'il falloit qu'elle se couchât pour se reposer: parlant néanmoins comme si elle eût été un cavalier; et le curé contestant et disant qu'il ne quitteroit point son lit; enfin ils convinrent qu'ils s'y coucheroient tous trois ensemble, ce qui se fit en effet. Le matin les deux cavaliers remontèrent à cheval, et la duchesse de Chevreuse, en partant, donna au curé un billet par lequel elle l'avertissoit qu'il avoit couché la nuit avec la duchesse de Chevreuse et sa fille, et qu'il se souvînt que s'il n'avoit pas usé de son avantage, ce n'étoit pas à elles qu'il avoit tenu.»
[403] Sur l'air de la belle Piémontaise dont la reprise est:
Elle est
Au régiment des gardes
Comme un cadet. (T.)
[404] Charles de Lorraine, duc de Guise.
[405] Henriette de Lorraine-Chevreuse, abbesse de Jouarre, née en 1631, morte en 1694. Elle avoit servi d'intermédiaire à Anne d'Autriche pour les correspondances que cette Reine entretenoit avec la maison de Lorraine. (Voyez les Mémoires de La Porte, tom. 59, pag. 335 de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à L'histoire de France.)
[406] Louis-Charles d'Albert, duc de Luynes, né le 25 décembre 1620, mort le 10 octobre 1690. On a de lui beaucoup d'ouvrages ascétiques, dont on trouve l'indication dans le Dictionnaire des ouvrages anonymes de Barbier, tom. 4, tables, pag. 379, Paris, 1827.
[407] Louise-Marie Seguier, marquise d'O, fille unique de Pierre Seguier, maître des requêtes, marquis de Soret.
[408] Elle avoit raison de parler ainsi, car cet homme étoit le plus indigne de vivre qui fut jamais. Il avoit été conseiller au parlement. Son père étoit mort président à mortier; mais il quitta la robe et prit l'épée, lui qui n'étoit qu'un poltron. Il épousa la fille du procureur-général de La Guesle, de cet homme qui pensa mourir de regret d'avoir introduit, quoique innocemment, le moine qui tua Henri III[408-A]. Or, M. de La Guesle étoit gentilhomme et avoit un frère qui parvint à commander le régiment de Champagne. C'étoit beaucoup en ce temps-là. Cet homme fit quelque fortune et acheta le marquisat d'O. Il n'avoit point d'enfants. Madame de Soret étoit une de ses héritières, car elle avoit une sœur. Soret, d'impatience d'avoir le bien de cet homme, le chicana en toutes choses, et enfin lui fit tirer un coup d'arquebuse, comme il revenoit de Saint-André, dont un gentilhomme qui étoit avec lui fut tué. On avéra que Soret avoit fait le coup. Mais l'oncle de sa femme ne le voulut pas perdre, et même, Soret étant mort, il fit madame de Soret son héritière, et la terre d'O lui vint. Depuis on l'appela la marquise d'O. (T.)