[183] On surprit une lettre de Sarrazin au cardinal Mazarin, qui commençoit ainsi: «Ce petit bossu, qui fait le vaillant et qui ne l'est pas, vous demande de l'argent pour donner à des gens qui ne vous aiment point.» Le prince de Conti, sur cela, lui dit en particulier (il n'y avoit que le P. Talon, Jésuite, autrefois son précepteur, et un valet-de-chambre): «Traître, tu mériterois que je te fisse jeter par les fenêtres; va, que je ne te voie jamais.» A deux jours de là, le P. Talon, à la prière de Sarrazin, qui pleuroit comme une vache, obtint que cet homme lui donnât la comédie; et il se mit à bouffonner si plaisamment, que le pauvre prince lui sauta au cou. (T.)

[184] Pierre Lenet. On a de lui des Mémoires assez importants; ils font partie de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, dont ils forment le cinquante-troisième volume.

[185] Ce Matha devoit être un frère de Barthélemy de Bourdeille, baron de Matha, ou Mata, ou Mastas. Barthélemy mourut en 1640, laissant un fils posthume. Ce ne peut donc être ni le père ni le fils. Il est vraisemblable que celui dont parle Tallemant est ce Matha dont Hamilton raconte des traits si plaisants dans ses Mémoires de Grammont.

[186] Le P. Talon dit que la femme ne fut point empoisonnée; que son mari, qui étoit bon gentilhomme, l'épargnoit à cause de ses parents qui étoient plus de qualité que lui; il empoisonnoit les galants d'un poison bien lent. Il croit que M. de Candale en est mort, comme Sarrazin lui fit envie de coucher avec cette femme, lui disant qu'il n'en avoit jamais trouvé de si agréable... (T.)

[187] On a de Sarrazin un poème badin intitulé: Dulot vaincu, ou la Défaite des bouts rimés. L'un des éditeurs possède un imprimé en huit pages in-4o, intitulé: la Défaite des bouts rimés, poème héroïque, par M. Sarrazin, avec les éloges et acclamations des plus beaux esprits de ce temps. On y lit un Avertissement de l'imprimeur au lecteur, par Pellisson, et quelques pièces de vers dont deux sont d'Ysarn. Cette brochure s'est trouvée dans des portefeuilles de Tallemant des Réaux, qui font partie de la bibliothèque de M. Monmerqué. Tallemant y a joint la note suivante: «Sarrazin avoit fait la Défaite des bouts rimés, mais il ne la vouloit point donner. C'étoit du temps du mariage du prince de Conti. Pour lui faire malice, Pellisson et Ysarn firent imprimer ceci pour le faire crier devant la porte de Sarrazin. Ce qu'il y eut de meilleur, c'est que l'imprimeur trouvoit la préface admirable.» Cette préface est une véritable facétie.

[188] Ils s'appellent L'Argentier en leur nom. (T.)

[189] Pierre de Bellegarde, dit le marquis de Montbrun, seigneur de Souscarrière.

[190] Ce petit homme étoit une espèce de m........ et d'escroc. On a dit de lui dans un vaudeville:

M........ et franc cocu,

Lanturlu.