[336] Ceci ébranleroit fort la réputation de désintéressement que la plupart des biographes de Ninon s'étoient accordés à lui faire. «Elle poussoit les scrupules du désintéressement, lit-on dans la Biographie universelle, jusque-là que ceux dont elle avoit satisfait les désirs, perdoient le droit de lui faire accepter les dons les plus légers.» Toutefois, sans crainte de se contredire, Tallemant n'en dit pas moins, quelques pages plus loin: «Elle n'est point intéressée.»

[337] Ninon captiva non-seulement Henri de Sévigné, mais Charles, son fils; le marquis de Grignan, petit-fils, se plaisoit aussi beaucoup dans la société de cette femme célèbre. (Notice sur madame de Sévigné, par M. Saint-Surin, t. I, p. 59 de l'édition de Blaise, 1818.)

[338] Georges Brossin, chevalier de Méré. On a de lui divers ouvrages écrits avec roideur et obscurité, mais avec une grande pureté de style. (Voyez ses Œuvres; Amsterdam, 1692, 2 vol. in-12.)

[339] Miossens devint depuis le maréchal d'Albret.

[340] Philippe de Montault-Benac, depuis duc de Navailles, et maréchal de France. Il épousa, en 1651, Suzanne de Baudean de Neuillan, qui devint gouvernante des filles d'honneur de la Reine, et eut, à cette occasion, quelques démêlés avec Louis XIV.

[341] Jean-Louis-Faucon de Ris, seigneur de Charleval, dont Lefèvre de Saint-Marc a réuni les poésies légères en 1759.

[342] Le marquis de Brancas, le distrait, le Ménalque de La Bruyère.

[343] Le cardinal de Lyon étoit le frère du cardinal de Richelieu.

[344] Perrachon étoit un avocat de Lyon. (Voyez le Faux Satirique puni; Lyon, Claude Rey, 1696, in-8o.)

[345] Le faubourg Saint Germain étoit alors soumis à la juridiction de l'abbé de Saint-Germain-des-Prés. Un édit du mois de mars 1674 ayant réuni les justices particulières au Châtelet de Paris, celle de Saint-Germain fut réduite à l'enclos de l'abbaye. (Voyez l'Histoire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, par D. Bouillart; Paris, 1724, in-folio, p. 269.)