Nostradamus, centurie 9, quatrain 18.

[120] Dans le couvent de la Visitation dont elle mourut supérieure le 5 juin 1666.

[121] Ce monument funéraire existe encore.

[122] Guillaume de Bautru, comte de Servant, conseiller d'État, membre de l'Académie françoise, chancelier de Gaston, duc d'Orléans, né à Paris en 1588, mort le 7 mai 1665.

[123] Tallemant nous fait connoître le traitement cruel que Bautru fit subir à son valet. Toutefois Ménage, qui étoit lié avec Bautru, tout en se taisant sur la nature de la peine infligée, dit que le valet n'en mourut pas. Non content de cette cruauté, le mari offensé «fit prendre son valet, et le fit condamner à être pendu par son premier jugement. Le valet en appela, et fut condamné aux galères seulement, parce qu'il exposa que M. de Bautru s'étoit fait justice lui-même, et l'avoit cruellement maltraité. Sa femme voulut toujours être appelée madame de Nogent, nonobstant son mariage, disant qu'elle ne vouloit pas être appelée madame Bautrou par la reine Marie de Médicis, qui avoit alors de la peine à bien prononcer le françois.» (Ménagiana, édition de 1762, t. I, p. 103-4.)

[124] C'étoit Chastelet. (T.)

[125] C'est-à-dire que le duc d'Épernon, gouverneur de Metz, avoit quitté cette ville sans dire mot, craignant les suites des vexations qu'il avoit fait souffrir au peuple. Le proverbe faire Gille est interprété dans ce sens dans le Dictionnaire étymologique de Ménage, édition de 1750.

[126] Le manuscrit offre ici cette variante qui, à la vérité, a été raturée: «Bautru un jour se promenoit avec un bâton; quelqu'un demanda à Saint-Pavin: «D'où vient qu'il porte un bâton?—C'est, répondit-il, la marque de son martyre.»

[127] L'Onosandre, ou la Croyance du grossier, satire en vers, par Bautru. Cette pièce parut d'abord isolément, sans date, en sept pages in-8o. Elle fut reproduite dans le second volume du Cabinet satirique. La première édition offre cette singularité que le duc de Montbason y est désigné par ses initiales. Nous citerons ce passage de cette pièce rare:

Hé! quelle anrageson