[128] Il est probable que la plaisanterie rapportée par Tallemant fut effectivement faite à Ménage; car ce commencement d'article qu'on lit dans la première édition de son livre: Les Origines de la langue françoise, Paris, 1650, in-4o, a été changé par l'auteur dans les éditions suivantes, où on lit: «Nos anciens François, au lieu de Bulgarie et Bulgare, disoient Bougrie et Bougre

[129] Vieux style de quelques-uns de nos anciens poètes. (T.)

[130] Il paroît toutefois qu'il n'aimoit pas à avouer ces sortes de fonctions: «Un jour, dit Ménage, au dîner du Roi, l'Angely dit à M. le comte de Nogent: Couvrons-nous, cela est sans conséquence pour nous. M. le comte de Nogent en eut un tel chagrin, que cela ne contribua pas peu à le faire mourir.» (Ménagiana, édition de 1762, t. I, p. 345.)

L'Angely sembloit du reste en vouloir aux deux frères comme à des rivaux. «Un jour qu'il étoit dans une compagnie où il y avoit déjà quelque temps qu'il faisoit le fou, M. de Bautru vint à entrer. Sitôt que l'Angely l'eut aperçu, il lui dit: Vous venez bien à propos, Monsieur, pour me seconder, je me lassois d'être seul. On ne peut croire le dépit que cela fit à M. de Bautru.» (Ménagiana, tome 2, pag. 29.)

[131] Charles Bautru, docteur en théologie, chanoine d'Angers, connu sous le nom de prieur de Matras.

[132] Maugars, prieur de Saint-Pierre de Nac, interprète du Roi en langue angloise, et célèbre joueur de viole. On a de lui un Discours sur la musique d'Italie et des opéra, qui a été imprimé dans le Recueil des divers Traités d'histoire, de morale et d'éloquence; Paris, 1672, petit in-12. La Vie de Malherbe par Racan, déjà citée dans cet ouvrage, fait partie de ce Recueil. Maugars parle dans son Discours de son talent et de son admirable viole, qui ne sortoit de chez lui, quand il étoit à Rome, que pour aller chez des Éminences.

[133] Village à sept lieues de Paris, sur la route d'Orléans.

[134] Très-bien.

[135] Il y avoit un refrain de chanson qui disoit quelque chose d'approchant. On se servit de l'air. (T.)

[136] Matthieu de Morgues, sieur de Saint-Germain, aumônier de Marie de Médicis, mort aux Incurables en 1670. Il a publié beaucoup de pièces pour la défense de la Reine-mère.