[323] Ceci donne l'explication d'un passage d'une lettre que Voiture écrivit à Chavaroche pour le prier d'assister sa sœur dans un procès: «En récompense, lui dit-il, je vous promets que de ma vie je ne vous appellerai pourceau, et que je vous donnerai la première chapelle qui sera à ma nomination.» (Lettre 147e de Voiture, p. 311 de l'édition de 1660.)
[324] Lettre 143e de Voiture, ibid., p. 303.
[325] On dit qu'un prince a dit, je crois que c'étoit M. le duc d'Enghien: «Si Voiture étoit de notre condition, il n'y auroit pas moyen de le souffrir.» (T.)
[326] Geoffroy, marquis de Laigues, capitaine des gardes de Gaston, duc d'Orléans. Il entra très-avant dans le parti de la Fronde, comme on le voit dans les Mémoires du cardinal de Retz. Il mourut en 1674.
[327] Blot, baron de Chauvigny, spirituel chansonnier de la Fronde, mourut en 1655. Madame de Sévigné écrivoit à sa fille le 6 mai 1671: «Ségrais nous montra un Recueil qu'il a fait des chansons de Blot; elles ont le diable au corps, mais je n'ai jamais vu tant d'esprit.»
[328] Voyez l'Épître à M. de Coligny, pag. 101 de la deuxième partie des Œuvres de Voiture, édition de 1660. C'est une de ses plus jolies pièces; nous en citerons quelques vers tirés du passage indiqué par Tallemant:
Au bruit du célèbre hyménée,
Pour être à la grande journée,
Là se rendent à grand concours
Tout ce que le monde a d'Amours.