[445] Conrart a publié les Traités et Lettres de feu M. de Gombauld, touchant la religion. (Voy. plus haut la note [428] de la p. 385). Conrart est l'auteur de l'avertissement qui précède ces Traités. (Voyez la Notice sur Conrart à la tête de ses Mémoires, dans la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, tome 48, page 25.)

[446] Jean Chapelain, membre de l'Académie françoise, né le 4 décembre 1595, mourut le 22 février 1674. L'un des trois éditeurs (M. Monmerqué) possède une Vie manuscrite de Chapelain, suivie de ses testament et codiciles, par lesquels il substitue sa bibliothèque à ses neveux. On trouve à la suite de ces pièces le Catalogue des livres et des manuscrits qui la composoient. Cette Vie de Chapelain offre des détails étendus sur l'auteur de la Pucelle; mais elle est écrite dans la forme du panégyrique. Des notes jointes à ce manuscrit font connoître que la substitution a produit son effet jusqu'en 1747; l'époque de la division ultérieure de cette bibliothèque n'est pas connue. C'est vraisemblablement dans ce dépôt que Camusat aura puisé les matériaux des Mélanges de littérature tirés des lettres manuscrites de M. Chapelain qu'il a donnés en 1726, en un volume in-12.

[447] En 1627 ou 1628.

[448] Père de Chapelle.

[449] Cette pièce est indiquée dans la liste des poésies de Chapelain placée à la suite du Catalogue manuscrit des livres de sa bibliothèque, sous ce titre: Récit de la belle Lionne au ballet des Dieux, commençant par ce vers:

Mortels de qui l'esprit s'étonne, etc.

et a été imprimée, sous le nom de Montfuron, dans les Poésies choisies (Paris, Charles de Sercy, 1660, cinquième partie, pag. 337), sous ce titre: Récit de mad. P. (mademoiselle Paulet) au ballet des Dieux, représentant l'astre du Lion.

[450] Cette ode a été imprimée dans le Recueil des plus belles pièces des poètes françois. Amsterdam, 1692, t. 4, p. 61. Elle est composée de trente strophes de dix vers, dont il est difficile d'achever la lecture, d'autant que, comme Tallemant l'a judicieusement fait observer, il n'y a rien du désordre et de l'emportement qui sont les principaux caractères du poète lyrique.

[451] Le comte de Soissons, père de Louise de Bourbon, duchesse de Longueville, première femme du duc.

[452] Elle avoit perdu deux fils, l'un à deux ans, l'autre en naissant. Marie d'Orléans, demoiselle de Longueville, épousa en 1657 Henri de Savoie, duc de Nemours; elle devint veuve en 1659. Le frère de son mari avoit été tué en duel par le duc de Beaufort. La duchesse de Nemours a laissé des Mémoires sur la Fronde. Ils font partie du tome 34 de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France.