[369] Lettre troisième, du mois d'octobre 1650.

[370] Lettre septième, du 2 mars 1651.

[371] La duchesse de Longueville, après l'arrestation des princes, qui eut lieu le 18 janvier 1650, s'enfuit en Normandie. La cour se rendit à Rouen le 1er février; la duchesse, qui s'étoit réfugiée à Dieppe, s'échappa du château. «Elle sortit la nuit à cheval, jambe de çà et jambe de là, avec ses femmes, en courant jour et nuit; elle s'embarqua sur la côte et fut en Hollande.... Elle gagna Stenay, où étoit le maréchal de Turenne.» (Mémoires de Montglat. Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, deuxième série, t. 50, p. 219.) Le récit de madame de Motteville est plus circonstancié; elle dit que la duchesse sortit par une petite porte qui n'étoit pas gardée; qu'elle fit deux lieues à pied pour gagner un petit port, où elle ne trouva que deux barques de pêcheurs; elle voulut s'embarquer contre l'avis des mariniers, afin de gagner un vaisseau qu'elle faisoit tenir à la rade. Le vent étoit si grand et la marée si forte, que le marinier, qui l'avoit prise entre ses bras pour la porter dans la chaloupe, la laissa tomber dans la mer; elle se décida à prendre des chevaux et à se mettre en croupe, ainsi que les femmes de sa suite, se réfugia chez un gentilhomme, demeura cachée dans le pays pendant environ quinze jours, et fit enfin gagner le capitaine d'un vaisseau anglois, qui la reçut sous le nom d'un gentilhomme qui s'étoit battu en duel. (Mémoires de Motteville. Ibid., t. 39, p. 19.)

[372] Cette reconnoissance n'eut point lieu; tout ceci étoit un jeu joué par le duc de Guise, prisonnier à Madrid, dans l'espoir d'obtenir sa liberté. (Voyez au surplus l'historiette du duc de Guise dans les Mémoires de Tallemant, t. 4, p. 200.)

[373] Armand-Jean Du Plessis, duc de Richelieu, père du maréchal, avoit épousé, le 26 décembre 1649, Anne Poussard de Fors du Vigean, veuve, en premières noces, de François-Alexandre d'Albret, sire de Pons. Ce mariage, fait sans le consentement de la duchesse d'Aiguillon, surprit tout le monde. «Madame de Richelieu, dit madame de Caylus, sans biens, sans beauté, sans jeunesse, et même sans beaucoup d'esprit, avoit épousé, par son savoir-faire, au grand étonnement de toute la cour et de la Reine-mère, qui s'y opposa, l'héritier du cardinal de Richelieu, un homme revêtu des plus grandes dignités de l'État, parfaitement bien fait, et qui, par son âge, aurait pu être son fils.» (Souvenirs de madame de Caylus, deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 66, p. 413.)

[374] «La Reine partit de Rouen le 22 février, après avoir vu madame de Richelieu et lui avoir donné le tabouret.» (Mémoires de madame de Motteville. Ibid., t. 39, p. 21.) Cette circonstance donne la date positive de cette lettre.

[375] Tallemant lui a consacré un article dans ses Mémoires.

[376] Voyez les Poésies chrétiennes et morales de Godeau. Paris, 1663, t. 2, p. 81. La Grande Chartreuse avoit paru isolément, comme la plupart des autres poésies de Godeau.

[377] Les princes avoient été transférés du donjon de Vincennes au château de Marcoussis, près de Montlhéri, le 29 août précédent; c'est ce que nous apprenons de Loret:

Ce jour (lundi) on prit occasion