Que direz-vous de cette engeance?

Sainte majesté de nos Rois,

Justice, obéissance, lois,

Aujourd'hui si peu maintenues,

Hélas! qu'êtes-vous devenues?

(Muse historique, lettre du 5 novembre 1650.)

[395] Les sieurs de Saint-Eglan et de Brinville. (Récit véritable.)

[396] Cette croix étoit au coin de la rue Saint-Honoré et de l'Arbre-Sec. On disoit tantôt Tiroir, tantôt Trahoir. Personne n'est d'accord ni sur ce nom, ni sur son origine. (Voyez Jaillot, Recherches sur Paris, quartier du Louvre, p. 7.)

[397] Comme l'écrit déjà cité est l'ouvrage d'un Frondeur, et que ce parti ne mettoit pas en doute l'intention des assassins de tuer le duc de Beaufort, le pamphlet diffère essentiellement de la narration de mademoiselle de Scudéry. Il y est dit que les assaillans, «croyant que ledit seigneur-duc étoit dans ledit carrosse, à cause que le sieur de Saint-Eglan avoit la chevelure blonde, ainsi que la porte ledit seigneur-duc, tirèrent quinze à vingt coups, sans blesser personne, sinon le sieur de Brinville, lequel fut blessé légèrement à la joue..... et tout aussitôt tira un autre coup de mousqueton, duquel fut tué ou blessé à mort un desdits assassineurs, et en même temps ledit sieur de Brinville sauta légèrement hors du carrosse, et à la faveur de la nuit se mêla parmi eux sans être reconnu, ce que ne put faire le sieur de Saint-Eglan, lequel fut misérablement blessé d'un coup de poignard ou de baïonnette au cœur, dont il mourut une demi-heure après.» (Récit véritable.)

[398] C'étoit dans la nuit du jeudi 3 novembre 1650. Nous trouvons cette date dans Loret: