[277] Louis d'Épinay, abbé de Chartrice en Champagne, comte d'Estelan, nommé à l'archevêché de Bordeaux, mourut en 1644, six semaines après le maréchal de Saint-Luc, dont il étoit le fils aîné.

[278] On attribue au comte d'Estelan la satire intitulée: Le Gouvernement présent, ou Eloge de Son Éminence, plus connue sous le titre de Milliade. M. Peignot donne cette pièce à Favereau, conseiller à la cour des aides. (Dict. des livres condamnés au feu, tom. 1, pag. 133.) Nous avons rapporté dans la note 1 de la p. 366 du t. 1, où nous avons déjà parlé de cette pièce, que Barbier l'attribuoit au poète Brys. Mais le témoignage contemporain de La Porte nous semble d'une grande autorité. Il dit positivement que la Milliade est de l'abbé d'Estelan. (Mémoires de La Porte dans la deuxième série des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 59, p. 356.)

[279] Dans l'enclos du Temple, à Paris.

[280] Éléazar de Sarcilly, sieur de Chandeville, neveu de Malherbe, mourut à l'âge de vingt-deux ans. Ses Œuvres poétiques ont été publiées dans le Recueil de diverses poésies des plus célèbres auteurs du temps; Paris, Chamboudry, 1651, petit in-8o, 2e partie, p. 85. Ce Recueil a eu d'autres éditions.

[281] Jean De Lorme, premier médecin de trois de nos rois, mourut en 1678, âgé de près de cent ans. Il est l'inventeur d'un bouillon rouge, dont il faisoit la panacée universelle. On voit dans un livre intitulé: Moyens faciles et éprouvés dont M. De Lorme, premier médecin et ordinaire de trois de nos rois........., s'est servi pour vivre près de cent ans (Caen, 1683), les précautions singulières qu'il prenoit pour se préserver du froid et de l'humidité. Il se tenoit durant l'hiver dans une chaise à porteur devant son feu. Il avoit un lit de brique, couchoit habillé avec six paires de bas drapés et des bottines, etc., etc., etc. On renvoie les lecteurs à ce bizarre ouvrage.

[282] Il conte lui-même qu'il donna des coups de bâton à un médecin de la Faculté. Madame de Thémines, depuis maréchale d'Estrées, avoit un fils fort malade. De Lorme demanda du secours; on appela M. Duret et un autre. Quand ce fut à entrer, Duret, comme le plus vieux, passa; l'autre médecin, comme étant de la Faculté de Paris, le suit. De Lorme, en présence du maréchal d'Estrées, qui recherchoit la marquise, prend un bâton de cotret et rosse cet homme qui se sauve. Duret s'enfuit; on court après lui. «Hé! monsieur, vous n'ordonnez rien pour mon fils.—Faites-le saigner, madame.» Et jamais on ne put le faire revenir. De Lorme pouvoit avoir alors quarante-cinq ans. (T.)

[283] Etoffe du temps.

[284] Voir précédemment, pag. [236].

[285] On appeloit table de bracelet une pierre précieuse dont la surface est plate et qui est enchâssée dans un chaton d'or ou d'argent. (Dict. de Trévoux.)

[286] Carrousse, bonne chère qu'on fait en buvant et en se réjouissant. (Dict. de Trévoux.)