23 octobre.—Arrivé à Bologne. Je me loge hôtel de la Paix. Description de Bologne. L'église métropolitaine de Saint-Pierre et la collégiale de San-Pétronio sont l'une et l'autre très vastes et d'une très grande hauteur.
24 octobre.—Partie de campagne chez le marquis de Rata, où j'ai vu le cardinal-légat. Le soir, vu Mme Bianchi la mère qui m'a fait beaucoup d'amitiés.
25 octobre.—Vu le doyen de Bianchi dont j'ai reçu toutes les offres de service. Dîné chez M. de Merendoni, avec le doyen qui ne m'a pas quitté de toute la journée; nous sommes allés ensemble à San-Giovani-in-Monte, où se sont chantés en grande cérémonie la messe et les vêpres en l'honneur de saint Antoine de Padoue, par une société philharmonique composée de nobles.
26 octobre.—Le doyen m'a prêté son domestique, qui m'a accompagné à l'Institut, etc... Je suis allé voir le marquis de Tauraro qui a de beaux tableaux de maîtres.
Après le dîner le doyen m'a conduit chez sa sœur, la comtesse de Pepoli, à la campagne à 3 milles de la ville, sur la route de Ferrare. J'y suis invité pour dimanche.
28 octobre 1787.—Vu la fameuse madone de Saint-Luc. Grande chapelle de la Vierge ou pour mieux dire grande église située sur la hauteur, à 3 milles de Bologne; on y arrive par six cent vingts portiques tous couverts. Le chemin pour les carrosses est à côté, et dans la montée les portiques passent trois fois par dessus. (Suit une grande description.)
La chapelle est fondée et entretenue par souscriptions particulières des Bolognais; la première pierre fut posée en 1733.
1er novembre.—Installation solennelle du gonfalonnier chef du Sénat, premier magistrat de la ville de Bologne, qui n'a plus que l'ombre de son ancien pouvoir; depuis que Bologne s'est donnée au Pape, l'autorité réside toute entière dans la personne du cardinal-légat; ce qui n'empêche pas qu'aujourd'hui on suive les mêmes usages qu'autrefois.
Le gonfalonnier change tous les deux mois; pendant quatre jours tous les deux mois, ce sont les mêmes fêtes et processions qui se renouvellent.
2 novembre.—Départ de Bologne pour Florence à neuf heures du matin; passage des Apennins par un vent violent.