J'ai traversé, sans m'y arrêter, Spolette, Terni, Narni, Otricolli, Castellana; toutes ces villes sont en pays de montagne.

Avant d'arriver à Rome à quatre lieues de distance, on distingue le dôme de Saint-Pierre.

J'arrive à Rome à trois heures et demie par la porta et la piazza del Popolo. Je me loge chez Damon, hôtel des Français, via della Croce, allant du Corso à la place d'Espagne.

2 décembre.—Le matin, toilette faite, je suis allé à la chapelle du Saint-Père, où il chantait une messe solennelle pour l'ouverture de l'Avent, assisté de tous les cardinaux, avec un monde considérable.

Après la messe, tout le cortège ecclésiastique a fait la procession de la chapelle Sixtine à la chapelle Paolina, pour célébrer l'ouverture des quarante heures.

Après l'exposition du Saint-Sacrement, la procession est retournée d'où était venue, et tout a été dit.

Ces deux chapelles sont très belles et méritent d'être revues avec moins de foule. L'église de Saint-Pierre, à côté du Vatican, jouit avec raison de la réputation d'être la première église du monde. Elle frappe au premier coup d'œil par sa grandeur. (Description de Saint-Pierre.)

L'après-dîner s'est employé à rendre les lettres de recommandation ainsi que la matinée du lendemain; je n'ai vu que les rues et les places en courant en voiture.

3 décembre 1787.—Le pont Saint-Ange... Le château Saint-Ange, c'est là qu'on a trouvé dans le tombeau d'Adrien des œuvres de Phidias... Castor et Pollux avec leurs chevaux, dont le plus grand mérite est leur antiquité.

L'entrée de Rome par la place del Popolo est majestueuse.