Vu la villa Farnesine dont on emporte ce qu'il y a de plus beau pour le musée de Naples, entre autre le taureau Farnèse, groupe le plus considérable de l'antiquité.
Vu le palais du Pape à Monte-Cavallo (le Quirinal), où se trouve la Sainte Pétronille, du Guerchin, etc.
La galerie Doria... L'Église Sainte-Croix de Jérusalem... Saint-Martin des Carmes et Saint-Pierre-in-Vincoli sont de belles églises qui ailleurs qu'à Rome passeraient pour des merveilles. La fabrique de tapisserie de Ripa grande sur le plan des Gobelins, mais moins belle.
Revu le château Saint-Ange, etc.
6 avril.—(En compagnie de trois personnes il fait un second voyage de Tivoli sur lequel il donne moins de détails que la première fois.)
7 avril.—On trouve aux notes de sa correspondance:
Réponse à la lettre de mon père du 28 mars (Cette lettre avait été plus de douze jours en route); prière d'adresser la réponse à Gênes poste restante... Il a neigé dans les montagnes dimanche, il paraît que l'air se radoucit. On en a grand peur pour la récolte des soies mais on espère aujourd'hui que ce froid passager ne fera pas de mal.
Écrit à Mme Jordan Périer (sa tante) et M. Vionnet (son beau-frère), à qui j'envoie trois de mes portraits, dans une boîte à son adresse pour remettre à ma mère et à mes sœurs. (Quels pouvaient bien être ces trois portraits? Des camées coquilles probablement qui sont une spécialité de Rome.) Avis de mon départ fixé à demain.
10 avril.—Je pars, en effet, à minuit pour Sienne; je chemine toute la journée du 11 sans m'arrêter, et sans événement extraordinaire jusqu'à quatre heures après midi; tout à coup une des barres de fer qui soutiennent en dessous les ressorts de la chaise vient à se rompre à Saint-Laurent-le-Neuf, près d'Orviéto; il faut démonter le ressort, le raccommoder et recharger, ce qui prend une heure; je me remets en route; je voyage toute la nuit et j'arrive à Sienne sans accident, à dix heures du matin, le samedi 12.
12 avril.—Sienne est une petite ville de 18,000 âmes, située sur la hauteur avec une vue fort étendue. Le pavé y est formé de briques posées sur champ jointes par un fort mastic, contrairement à ceux de toutes les autres villes de Toscane qui sont à larges dalles à joints irréguliers.