Si buvant longuement aux flots inépuisés,

Il t'enseigna jadis la douceur des baisers,

Il t'apprendra le noble orgueil, la sainte joie

De saisir, d'embrasser le vrai comme une proie,

Et de sentir en soi le doute évanoui.

Vis avec lui! Cherche avec lui! Pense avec lui!

Ayant reçu de moi l'immortelle semence,

Il faut qu'il la transmette, et son labeur commence.

Donc, toi, Myrrhine, sourde à la vaine rumeur,

Sois la terre fertile où passe le semeur