La molle flatterie et son subtil poison,
Quand j'avais jusqu'au bout, heureux et fier de vivre,
Savouré ce doux miel trompeur qui nous enivre,
Ma Xantippe farouche, âpre comme la mer,
Me guérissait bien vite avec son fiel amer.
Souvent, amis, loué par tous, on le devine,
J'ai pu me croire issu d'une race divine;
Mais son souffle railleur, glissant sur mon front nu,
Me disait: «Tu n'es rien que le premier venu!»
S'endormant et mourant dans un repos vulgaire,