F.-M. MELCHERS

Rinçades d'œil.


XXVI
PLEINS BATTUS

«La saison de Machin-sur-Chose bat son plein.»
Les Journaux.
Voici s'exaspérant l'exode
Des prisonniers de nos cités
Par les vacances excités.
Gratte ton luth, pauvre rapsode!

Au doux coin qu'un rêve estompa,
Que chacun désormais prétende:
Les uns se salent vers Ostende,
Les autres se ferrent à Spa.

Avec véhémente allégresse
Dans quelque petit trou pas cher,
D'autres s'en vont durcir leur chair
Où fondre leur excès de graisse.

Emportant chien, bonne, poupart,
Le citadin quitte son home;
L'époux avec l'épouse part,
La femme file avec son homme.

Les chemins de fer sont lestés
De la foule cosmopolite
Des voyageurs moins attristés
Que feu les coursiers d'Hippolyte,