(Antony, drame en cinq actes et en prose.)
MADAME DE M***.—Mon ami, tu m'as toute décoiffée, et tu emmêles tellement mes cheveux avec tes doigts, qu'il me faudra une heure pour les débrouiller.
RODOLPHE.—Idolo dello mio cuore (couleur locale), oh! laisse-moi passer la main dans tes cheveux!
(Consulter, pour ce goût romantique, les Contes d'Espagne et d'Italie:
Beaux cheveux qu'on rassemble
Les matins, et qu'ensemble
Nous défaisons les soirs;
dans les chansons à mettre en musique et la scène d'adieu de don Paëz, et passim, plusieurs autres vers non moins passionnés.)
En cet endroit, Rodolphe défit le peigne de madame de M***, qui tomba à terre et se brisa en mille morceaux.
MADAME DE M***.—Étourdi! oh! mon beau peigne d'écaille, vous l'avez cassé.