Cavaliers, fantassins, l'un sur l'autre entassés,

De leurs membres pétris dans le sang et la boue

Par le fer d'un cheval ou l'orbe d'une roue,

Jonchent le sol parmi les affûts fracassés,

Et vers le champ de mort en immenses volées

Du creux des rocs, du haut des flèches dentelées,

De l'est et de l'ouest, du nord et du midi

L'essaim des noirs corbeaux se dirige agrandi.

Aux branches des tilleuls, aux pignons des tourelles,

Sans crainte revenez vous poser, tourterelles.