J'ai quitté pour un an la campagne;—le chaume
Était jaune; les champs n'avaient plus cet arome
Que leur donnent en juin les fleurs et le foin vert,
Et l'on sentait déjà comme un frisson d'hiver.
—La campagne, c'est bon l'été.—L'on se promène,
On marche à travers champs comme le pied vous mène,
Se fiant au hasard des sentiers onduleux.
A la terre le ciel fait des sourires bleus;
La nature est en joie, et la fleur virginale
Vous donne le bonjour de sa tête amicale;