Le torrent qui bondit entre les rocs qu'il fond,

Se tord comme un damné dans l'abîme sans fond,

Jette ses forts abois qu'on entend d'une lieue,

Et, tout échevelé, semble la pâle queue

Du cheval de la mort au livre de saint Jean.

Il lui faudrait au soir la lune voyageant,

Non sur l'angle des toits, mais sur les cimes grêles

Des sapins déployant leurs bras comme des ailes,

Les arêtes des pics et les tours du manoir

De leurs fronts ardoisés découpant le ciel noir.