3o Toutes les poésies publiées depuis 1831 jusqu'à 1872, restées éparses dans les journaux et les revues et que le poëte n'avait pas pris le soin de réunir;

4o Enfin, toutes les poésies absolument inédites dont nous avons retrouvé les autographes.

Dans ces deux volumes nous avons daté les morceaux chaque fois qu'il nous a été possible de le faire avec certitude. Un grand nombre de pièces et de fragments avaient disparu lors des diverses réimpressions, nous les avons rétablis.

Pour la publication des Poésies inédites et des Poésies posthumes, nous avons, après mûre réflexion, adopté une règle inflexible, dont nous devons rendre compte au public lettré.

Nous avions à choisir entre deux méthodes: il nous fallait, ou publier tout, ou faire un choix. Nous nous sommes rappelé que notre mission était de recueillir et non de juger. Il nous a semblé que nul éditeur honnête et respectueux n'avait le droit de dire: «Théophile Gautier aurait publié ce morceau.» ou bien: «Il eût supprimé celui-là.» Nous n'avons donc rien supprimé.

Avons-nous retrouvé toutes les poésies inédites de Théophile Gautier? Nous répondons sans hésiter:—Non.

Nous savons pertinemment qu'il en existe beaucoup d'autres encore. La certitude nous en a été acquise par le grand nombre même des pièces que nous avons découvertes; la preuve incontestable nous en a été fournie à diverses reprises au cours même de nos recherches.

Nous faisons ici appel à tous ceux entre les mains desquels se trouvent des manuscrits de Théophile Gautier, nous les supplions de nous en donner communication. Nous leur rappelons que c'est pour eux un devoir sacré de probité littéraire, de rendre à l'œuvre du poëte tout ce qui lui appartient.

M. D.

Septembre 1875.